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Vis ma vie… de cheval

Je pense pouvoir dire que j’ai approché ce que peut ressentir un cheval face à la peur. Sisi, j’vous jure.

Il faut savoir que je suis arachnophobe. Mais une belle phobie hein pas la petite phobie du dimanche, non une bien belle. De celle qui vous empêche un peu de vivre à certaines époques de l’année, de celle qui vous fait sursauter, voir faire un écart ahurissant avec un degré de réflexe insoupçonné.

Un soir d’été de l’année dernière, vers minuit, je saute pied nue guillerette en bas de mon lit dans la pénombre. Mais dans l’embrasure de la porte j’aperçois un truc non identifié marron, assez gros. Mon coeur saute dans la poitrine… aaaaaarg une énorme araignée (rien que de l’écrire… brrrr je frémis…) ! Un truc bien gros, bien large, bien marron avec des pattes énoooooormes !!!

Je ressaute sur mon lit illico d’un bond et me pétrifie sur place, j’ai le coeur en vrac, j’ai chaud mais j’essai d’analyser la situation puis je regarde tout autour de moi (on sait jamais… si il y en avait d’autres ! Une invasion !!… ouf nan). Je décide d’enlever mes lunettes. Et oui je suis myope, je la verrais moins ahah pas bête la guêpe ! Et je me maudis de ne pas être plus myope que ça… Puis je vais chercher les chaussures à talons que j’ai le plus haut possible (mais pourquoi je ne mets pas de plateforme shoes ??!!). Bon je me sens un peu plus protéger mais va falloir faire quelque chose, hors de question de dormir avec ça. Le problème, c’est que j’ai déjà du mal à les regarder ces bêtes alors les tuer… !!

La peur chez l'humain…

Après 15 min de cogitation à ne pas avoir bouger d’un pouce, je me décide à aller chercher la bombe pshhit anti-araignée. C’est dur mais j’ai pas le choix. Je me mets le plus près possible d’elle c’est à dire à plus d’1m, soyons fou. Je vise plus ou moins (je vois flou hein n’oubliez pas…) et je fini par l’asperger non sans avoir prévu l’angle de réception du produit pour ne pas qu’elle aille sous le lit mais plutôt dans le sens opposé. Ca marche, je la vois partir dans le couloir mais je ne sais pas où !!!

Je n’ai pas eu le courage d’aller voir, j’ai du attendre le lendemain pour voir son cadavre derrière la porte de la salle de bain (en enlevant les lunettes !). Fallait pas trop m’en demander non plus. Elle est restée là une semaine, le temps qu’une bonne âme me l’enlève…

Alors oui, je peux dire que j’ai ressentie cette peur irrépressible que peut ressentir le cheval. Si quelqu’un m’avait poussé fermement sur elle à ce moment là, je crois que j’aurais complètement résisté mais surement encore plus paniqué. Le laisser libre de son balancier, libre d’approcher à son rythme sont donc de bonnes bases pour affronter les monstres, je peux le confirmer !

N’hésitez pas à lire “Quand le Cheval a Peur” de Véronique de Saint Vaulry pour savoir comment la dompter, une bible.

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